Bloggu litterariu corsu

u 31 d'Utrovi 2013 - scrittu dà - lettu 376 volte

Ici commence l'ailleurs


Baudelaire était un Maître en l’art de la poésie, et la splendeur de ses Fleurs du Mal m’a en son temps charmée au point de le faire figurer dans le Panthéon de mes livres favoris, et rarement j’ai retrouvé dans un autre ouvrage la même verve poétique. Et pourtant, je ne pense pas exagérer en affirmant que « Ici commence l’ailleurs », recueil poétique de Francesca Weber-Zucconi, m’a procuré une sensation proche.
Déjà auteur de plusieurs recueils de nouvelles que je n’ai pour l’heure, pas encore lus, la découverte fortuite de son authentique talent harmonique que recèlent ces quelques pages, m’a enthousiasmé au point de me faire regretter, non seulement de ne l’avoir pu dire en personne à cette poétesse, mais également de n’être en possession d’aucune autre de ses œuvres. Une faute que j’escompte bien réparer dès lors que l’occasion me sera donnée.
 
Par la voix de ses mots, s’exprimant tour à tour en vers libres français, corses et même allemands, réguliers, ou en somptueux alexandrins, nous nous retrouvons emportés loin, très loin de la grisaille de notre monotonie, dans un double féérique de notre monde, et pourtant terriblement proche et émouvant en même temps.
 
Nous partons d’un Ici imprégné avec force de délicates senteurs du maquis, qui puisent leur substance dans les énergies sacrées des pierres et des eaux de tous âges, où parfois s’entremêle le tourment des flammes ou d’une autre dévastation, tandis qu’au gré des subtiles vagues de paroles écrites comme à la plume, notre esprit s’évade en un doux songe que hantent les plus belles légendes de notre imaginaire, sur cette Terre des Seigneurs qu’est l’Alta Rocca, et bien au-delà, peut être tissées par les mains expertes de l’Impératrice de la Nuit.
 
Un Ici qui sans vraiment le dire, devient bientôt un Ailleurs tout aussi fascinant, et c’est avec délice que l’on se retrouve à boire du thé sous une tente bleue, quelque part dans un poétique et immuable désert, ou dans quelque palais habité de luxe et d’une étrange sensualité, à rendre hommage à plusieurs sortes de princes, à saluer bien bas deux grandes reines, que l’on délaisse avec regret pour s’échapper dans cette terre sauvage d’Écosse, splendide et sauvage en une fresque épique.
 
Puis, le tourbillon s’arrête, et les couleurs s’affadissent, perdent de leur essence, et c’est avec regret que l’on quitte ce livre trop court, en voulant néanmoins lui dire merci pour ce beau voyage au pays du rêve, d’une poésie qui nous ravît, où l’art sublime la beauté universelle de toute chose pour qui est capable de la voir.
 
Merci.
Ici commence l'ailleurs


              


Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...