Bloggu litterariu corsu

u 15 d'Aprile 2013 - scrittu dà - lettu 210 volte

Formatage


Formatage
Quelque part, dans le futur.
Artz: Bienveillance! Je viens pour engrosser une poule!
Officiel: Bienveillance! Votre semence est-elle raffinée? 
Artz: Par toutes les connexions, elle a fait ses preuves,  consultez mes statistiques!
Officiel: Tout est de bon augure, allez donc à la cabine numéro 8, une  poule réceptacle attend! Oeuvrez de bonne grâce!
En effet les chiffres dévoilent que Artz a engendré  des politiques, des jumelles à bouches pulpeuses, très utile pour léviter  socialement, des nains ingénieurs à petits estomacs, bon moyen pour amasser des crédits à moindre frais. Les globules nourrissantes étant très  chères.
La ville est de plus en plus compacte et profonde. Le ciel est invisible, il n'y en a plus,  certains disent qu'il y en avait. Des bâtards, enfants trouvés,  laquent les vieux pavés au pinceau, de l'artisanat pour embryonner   la nostalgie inexistante des passants. Artz engrosse la poule réceptacle et en récolte 10 crédits, sachant que le salaire mensuel moyen est de 3 crédits il va fêter la situation.
Arrivé au bar: <<A vos globules>>il commande trois sphères en apesanteur, la première pour oxygéner les tissus et le cerveau, la deuxième une globule nourrissante++, qui agit pendant 20 jours, la troisième il la stock.
Évidemment  il s'allonge sur une feuille de cuir et entre en hypnose.
Ses pérégrinations plus que réalistes l'emmènent à vivre avec une femme aimante.
La vie de couple étant interdite, seuls les prostituées d'état peuvent donner du plaisir moyennant crédits. 
Les contrevenants sont jetés hors des murs, sauf les femmes, soit elles deviennent réceptacles, soit elles font tapisserie chez les nantis.
De ce fait les contrevenants sont rares. 
À l'époque de la peine de mort ils étaient plus nombreux, les temps changent en pire.
Artz est assis sur un rocher à fleur d'eau, dans une rivière, il faut savoir qu'il ne soupçonnait pas que de telles choses aient pu exister. 
Sa femme issue de la globule est très convenable, l'eau ruisselle sur ses seins et ses yeux sont apaisés et voient loin. Et comme il s'y voit dedans, et voit les objets tels qu'ils étaient, il découvre tout une vieille histoire... À savoir des livres, de la poterie, des mariages, des vivants pas comme lui :  arbres, fleurs, oiseaux, chiens... Il ne connait pas les mots mais par simplification nous les attribuerons à ses visions.
Ayant plusieurs orgasmes des plus éblouissants, et par ce qui en découle un enfant bien à lui, il sait qu'à son réveil il videra son énergie par des pleurs, c'est à cela que la troisième boule devrait servir, l'apaiser.
La frustration de quitter ce monde entrevu sera trop grande, alors il faudra oublier, jusqu'à la prochaine escapade. 
Dès son retour, de peur d'exploser de chagrin, il défouraille la globule....
Seul le souvenir des papiers noircis lui reste en souvenir flottant.
Mais que pouvaient-ils explorer, les ancêtres,  dans ces pratiques étranges?
Il se rend entre ses murs, évidemment, il entre dans la cabine lavage, nu en apesanteur les pressions chimiques le décapent jusqu'aux tréfonds des pores.
Il n'a pas envie de se connecter aux fils à ondes de  sensations,  ni de créditer les services d'une pute d'état.
Alors sur les feuilles de jour il s'aventure à appliquer des signes. Il se demande pourquoi il se pose des questions, il a des crédits et des globules, en savoir plus pourquoi faire?
Comprendre et percer quelque peu ce carcan insoluble. 
Il se remémore sa jeune vie chez sa tutrice, jusqu'à son envol à 13 ans.  
Une femme qui sortait du lot, qui en savait plus que les autres.
Évidemment ça doit être pour ça aussi qu'il veut en savoir plus. Il se rappelle qu'elle lui avait montré un objet, elle avait même dit c'est un "livre", évidemment il n'avait que 5 ans et attendait sa globule, et ne se rappelle plus de ce mot.
Il est établi par ceux qui savent (le pouvoir), que revoir ses tuteurs est hautement déconseillé. Artz veut tout de même reconnecter avec Urgulla, résidente de la zone est.
Elle a 120 ans, puisque elle en avait 97 quand il est parti.
Urgulla : Par delà les mers vues par Ulysse ....
Artz : Par toutes les connexions, vous dites toujours des étrangetés qui me font tressaillir les méninges!
Je suis en demande auprès de vos grandes connaissances. 
J'ai eu une vision, un objet souple avec beaucoup de signes dessus!
Urgulla : Oui cela s'appelle un livre....Je t'en avais montré un quand tu étais petit. Ils sont  interdits, je vais t'en montrer quelques-uns! 
Artz : Oui ça me revient! Livre, quel mot qui pique!
Urgulla : C'est terrible ce langage pourri sur cette planète...Les dirigeants et les nantis c'est déjà mieux ; mais bon, eux ne parlent qu'entre-eux!  Bon, je vais te donner des cours!
Artz : Évidemment, je ne connais pas les cours!
Urgulla : Je vais t'apprendre, t'appreeeeeeendre des mots, à lire et à écrire aussi! C'est pas gagné, mais tu as toujours eu une curiosité au-dessus du lot!
Artz : Évidemment, ça me fait faire des bonds de satisfaction et....
Urgulla : Ta gueule! Pardon! Silence!
Pendant des mois Artz revient régulièrement chez son ancienne tutrice devenue sa professeur.
Ses progrès sont fulgurants, sa vision de la vie bouleversée.
Il lit les grands auteurs, il est sous le choc...Comment des populations entières ont pu en arriver là? Des robots sans conscience.
Quand il traverse les grande rues il se rend compte que le cadre est beau.; des pierres blanches ou ocres partout, des faisceaux de lumière douce.
Mais pas de ciel, d'arbres, de rivières, d'animaux....
Il songe à toutes les guerres, tous ces massacres qui ont jalonné l'histoire des hommes, la dernière surtout, en l'an 2057.
Il songe à la beauté surréaliste que doit avoir la nature, il a beaucoup aimé " le paradou " de Zola, toutes ces descriptions...
Tant d'univers dans ces livres.
Il reçoit un titre de convocation, bureau 3000...Évidemment ce bureau ne traite que les affaires complexes.
Artz : Bienveillance, évidemment je viens ici  parce que je suis convoqué!
Agent spécial : Bienveillance, Artz citoyen numéro 668Y45, évidemment vous intriguez, vous n'engrossez plus de poules, vous rendez visite à votre ancienne tutrice!
Nos scientifiques vont pratiquer une série de tests sur vous.
Artz : Je ne crois pas avoir le choix! Et Urgulla? 
Agent spécial : Évidemment elle est déjà recyclée!
Un écran se matérialise, on y voit Urgulla sur une pyramide humaine, un tas de chair inerte, de la mort comateuse sur des dizaines de mètres de hauteur.
Comme les autres elle est connectée par des fils de plusieurs kilomètres de long.
Ils sont maintenus en état végétatif, leurs cerveaux diffusent par ondes leurs vécus, leurs connaissances, leurs imaginaires.
Les nantis en captent la part la plus substantielle,  pour les autres, les restes cristallisés dans les globules en apesanteur donnent du rêve moins explicite, évidemment, pour ne pas éveiller la curiosité.
Les tests réalisés sur Artz dévoilent une intelligence rare, des connaissances poussées, mais il ne sera pas recyclé.
Sous hypnose, des séries de questions établissent qu'il ne remet pas en cause le pouvoir.
Il y révèle qu'ayant connaissance de  l'histoire de l'humanité, il est pour le système en place qui canalise les dérives récurantes des humains.
Même s'il regrette la liberté de créer sa propre famille. 
Quelques mois plus tard.
Ingénieur chargé du bien être:  Évidemment, vos idées  sont très bonnes, construire des arbres en acier!
Artz : Évidemment, créer un lien, même estompé, avec ce qu'était la vie des ancêtres est positif...
Artz est affecté au service recherche et bien-être.
Les ingénieurs disposent d'avantages considérables, des prostituées d'état à volonté, des logements dans le secteur A, plus vastes, plus confortables, piscines, cinéma à domicile, musique ( les citoyens ne connaissent pas l'existence de telles choses)...
Il voit de l'intérieur tout le fonctionnement du système. La grande ville, plusieurs millions d'habitants, est recouverte d'un dôme permanent. 
Elle vit en autarcie à tous les niveaux.
Il voit que l'enfer règne sur la plupart des autres zones terrestres.
Les années ont passé, il a contribué à améliorer le quotidien de ses semblables. Ayant œuvré et réussi à  accéder à tout, il connait la grande musique, la littérature, et Jésus.
Évidemment quand il songe à Jésus il pleure, il en est imprégné.
Un jour il boit du vin venu d'une contrée lointaine, il déconnecte le dôme, tous les citoyens voient le ciel bleu.
Il diffuse, à l'aide d'un système d'ondes à écho, la 9 symphonie de Beethoven. Les  citoyens vivent un moment de magie.
 Un tir laser le pulvérise, il est volatilisé dans l'air ambiant... 
Soldat : Évidemment, il n'aurait pas du faire ça..


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...