Bloggu litterariu corsu

u 18 di Sittembre 2013 - scrittu dà - lettu 178 volte

Flamants bleus


Les nénuphars. Huile sur toile. Claude Monet
Les nénuphars. Huile sur toile. Claude Monet
Des rayons se diffusent à travers les branches et feuillages des grands chênes, quelques champignons sortent timidement, l’herbe courte maculée de rosée semble plus verte. Pierre boit son café en savourant ce renouvèlement perpétuel. Seule la nature se renouvelle sans faux artifices.
Il a hérité de 500.000 euro, de trois appartements en ville, il va vendre sa menuiserie, et se lancer dans la vente de flamants bleus pour être définitivement indépendant.
Pierre :
 - Je leur donne à bouffer des sardines avec ce colorant bleu qu’ils foutent dans les bonbons ! Vous verrez que toutes ces bourges transgéniques avec leurs bouches en zodiac, vont payer des fortunes pour en avoir !
Michel :
 - Tu es bizarre, tu débloques, on fait pas n’importe quoi pour du fric !
Pierre :
 - J’en veux pas mal c’est vrai, pour m’affranchir d’avoir à fréquenter toute cette fange ; des coupeurs de rubans aux abrutis ordinaires.
Vincent :
 - Par l’entremise de ma tante Artémise !
Pierre :
 - J’ai décidé de parler franco de port, à commencer avec mes amis. Toi par exemple, Michel, tu es un héritier rentier, un bon à rien, un alcoolique. Tu cognes ta femme, un demi-boudin tellement bête qu’elle te demande pardon après !
Vincent :
 - Pierre ne parle pas comme ça, et le respect ?
Pierre :
 - Toi le cocu, avec tes épaules étroites et ton bide flasque, tu devrais expliquer le sens du mot respect à ton hystérique de compagne ! Cette demi-pute qui suce tout ce qui se présente dans les chiottes !
 
 
Pierre fait prospérer son entreprise, des types débarquent faire une commande de 20 flamants pour Madonna, la vieille grenouille bodybuildée et desséchée.
Et voilà 100 000 euros de plus.
Il est satisfait d’exploiter la misère humaine, misère mentale des nantis dépravés. Des pseudos stars, pour la plupart alcoolos, drogués, dépressifs, imbus d’eux-mêmes, incultes, adeptes du sexe transgressif ; de faux subversifs, montrer son cul ou autre chose tout le monde fait ça depuis 30 ans, des merdes.
Il observe les fourmis qui œuvrent sans relâche, grande organisation ! Elles peuvent se targuer, contrairement aux humains rouges, d’appliquer l’essence même du communisme. Ça ne l’empêche pas de leur pisser dessus pour les faire chier !
Il nage dans sa baignoire encastrée au sol, du bois partout, du sol au plafond. Dans le mur un écran de 3 mètres sur deux, il revoit le Parrain.
Nadia ne va pas tarder à arriver, une bonne amie à lui.
Il la paie pour la sauter no limit !
Et en plus ils rient bien !
La relation de couple idéale pour lui, et le problème hormonal s’en trouve réglé à un niveau très raisonnable.
Elle se déshabille et descend dans la baignoire.
Pierre :
 - Viens, je te lave !
Nadia :
 - J’adore quand tu mets du savon sur ta queue pour me récurer en profondeur…
 
Pierre a bien assez d’argent à son goût, il pourrait vivre 3000 ans, vous vous rendez compte ? Plus que depuis le commencement de notre ère. Et alors ? Quoi de divin là-dedans ?
Il n’a qu’une bouche, que deux pieds et une bite.
De temps à autre, il allume une de ses cheminées avec des liasses de billets de 500 euros, ça lui procure le doux sentiment de s’alléger.
 
Un pli arrive par tubulaire :
 
Monsieur Pierre Kiroul,
Par la présente… convié…remise des distinctions…vous êtes élu…prix…influentes de la société…
…souper…chef étoilé…poursuivra…soirée inoubliable…
Mme Namass Pamous
 
Costume gris anthracite bien coupé, t-shirt blanc moulant qui met les pecs en valeur, teint hâlé dû aux ballades sur sa propriété ainsi qu’à la confection de murets en pierres sèches…
Tout va… c’est parti…
 
Un mielleux endimanché fait les présentations :
 - Monsieur Pierre Kiroul… Namass Pamous… Enchanté… (blabla)…
Pierre n’aime pas ces gens et leurs discussions creuses dont l’essentiel tourne autour du profit.
Il se demande ce qu’il fout là, avec ces porcelets à l’humour insipide et ces dindasses liftées, il a envie de vomir.
Un piètre maître de cérémonie, avec le charisme d’une bouillotte froide, annonce un à un le nom des lauréats, à qui, une hystérique décrépite que plus personne ne veut sauter, remet les prix. Vous me direz, elle part en Afrique tous les ans, à moindres frais elle a la cheminée bien ramonée, c’est beau l’amour…
Pierre prend sa statue, une espèce de sculpture horrible, et son chèque, son discours :
« Les oiseaux bleus sont dans la place, moi je prends mon envol… »
Les convives font des claquements en se disant que la repartie est forcément très pertinente.
 
Il se retrouve à la même table qu’un ministre, quelques députés, magistrats, journalistes… Et leurs femmes ou leurs putes. Ça en pince pour les homards et autres fois gras aux truffes sauce groseille…
Ministre :
 - Monsieur Kiroul, belle réussite assurément ! J’en toucherai un mot au Président, pour votre future rosette !
Pierre :
 - Rappelez-moi qui sont les détenteurs de la Légion d’Honneur ou les Chevaliers de l’Ordre du Mérite ces dernières années ? Des chanteurs asthmatiques aux textes indigents, des suceuses, des enculés, des merdes… Je ne veux pas en être, d’ailleurs je vous rends votre bibelot dégueulasse et votre chèque !
 
Retiré dans sa maison de campagne, il savoure sa liberté, marcher en crabe sur le gazon, faire des sauts de grenouille d’un rocher à l’autre…
Il a réussi l’exploit de figer le temps, il se fait griller une langouste sur le barbuc au milieu du jardin, Nadia arrive, une apparition.
Nadia :
 - Je t’aime !
Pierre :
 - Moi non plus !
Nadia :
 - J’ai mal aux cuisses, j’ai forcé au gymnase hier !
Pierre :
 - Oh ma pauvre capsule !
Le fait est qu’ils s’apprécient ces deux là, il la considère et la respecte, c’est une pute à principes.
Elle se balance sur un hamac, des fleurs rouges et jaunes derrière, il la regarde depuis sa piscine naturelle, elle se fond bien dans le cadre, pense-t-il.
 
 
Ils créent ensemble, aux abords de la ville, un grand restaurant : « Aux autres de déguster… »
Le principe est révolutionnaire, les « clients triés sur le volet »
De réels travailleurs pauvres qui bouffent des vermicelles les 15 derniers jours du mois.
Ils s’attablent, on leur sert la boisson de leur choix, ils choisissent leur repas sur une carte très variée avec des produits nobles et frais et des grands vins.
Monsieur et Madame Shmurtz et leurs enfants finissent leur énorme plateau de fruits de mer, le gigot ficelle transpire au-dessus de la flamme, pommes frites aériennes au sel de Guérande, Saint Honoré confectionné par le meilleur pâtissier de France, un Petrus 1955 à 2.214,30€ la bouteille…
Maître d’hôtel :
 - Cher Monsieur Shmurtz, satisfait du repas et du service ?
Shmurtz :
 - Comme d’habitude, tellement délicieux que ça en est émouvant !
Maître d’hôtel :
 - Très bien, nous allons vous offrir les digestifs que vous n’avez pas bus, vous préférez en liquide ou en chèque ?
Shmurtz :
 - En liquide !
Maître d’hôtel :
 - Tenez, vos 4.500 euros en liquide, vous avez fait honneur à notre cuisine…
 
Mais, il y a un mais, la bonne société voit d’un mauvais œil que des travailleurs pauvres (qui n’allaient jamais au restaurant) puissent manger des plats aussi raffinés.
C’est ainsi que Mme Hut Érus, Juge d’Instruction pro-nature, pro-égalité, anti peine de mort, pro-avortement, (bah que voulez-vous, elle trouve que la pilule ça fait grossir, et aujourd’hui les avortements se font proprement, comme les mises à mort par injection…) condamne la société à fermer, à payer une forte amende pour concurrence déloyale, et condamne les clients à rembourser l’argent reçu…
Pierre avait bien raison, « Qui refuse la rosette, dans le fion se la fait mettre ! »
 
 
Son ex ami, Michel, met sa femme atteinte d’un cancer dehors. Il a rencontré une jeune fille de l’Est (bien plus jeune que ses enfants) et jure par toutes les bouteilles à moitié vides, ou à moitié pleines, qu’elle l’aime d’amour… Alors il l’emmène danser dans un lieu branché, met une casquette de travers et fait bouger sa graisse jaune… Bien sur, émulsionné par ce souffle grisant, il ne se doute pas qu’il est déjà engagé dans une spirale qui va l’engloutir, bon débarras…
 
Et cette grosse vieille faussement joviale, ayant toujours fait en sorte d’ôter de vagues parents mourants, à l’affection des personnes dévouées et désintéressées chez qui ils vivaient depuis des années ; bah, la vieille merde a collectionné les héritages, quand même !
Aujourd’hui elle reçoit un colis, elle la vilaine gourmande, elle le confesse assez souvent au prêtre :
Vieille merde :
 - OOOH, comme c’est gentil, mes pâtisseries préférées ! (Plongeant la main dans le paquet) AAAAAAARRRRGHHHH !!!!!……………
Bien sur, Pierre avait eu une attention pleine de délicatesse en confectionnant le colis : quelques têtes de vipères de Russel fraîchement coupées, dont la morsure est efficace des heures après avoir été tranchées, cachées sous les gâteaux… Adios la salope !
Comme Pierre est un excellent visionnaire instinctif, il tient par les couilles toutes ces élites ayant eu la bonne idée de se payer un flamant bleu.
Qui aurait pensé qu’une micro tête greffée dans les becs filmait tout 24h sur 24 ? Personne ! Le tout reçu et enregistré sur divers ordinateurs…
Que de belles orgies, que de jolis délits d’initiés, que de blanchiments d’argent, que de meurtres commandités, des juges, des politiques, des patrons de presse… Le son et l’image…
 
Bernard H. Levier, piètre intellectuel d’opérette, grand courtisan des riches et des puissants, déguste sa tarte à la crème… Sur l’écran de son ordinateur apparaissent des images en HD, il est pétrifié et stupéfait, sa femme, une perruche hystérique qui ne veut pas vieillir, le sodomise avec un gode ceinture en chantant « Prends garde à toiiiiiiiiiii ! », en arrière-plan, B. Couchmerd, se fait fouetter par un vieux publiciste fripé porteur d’une Rolex et d’un string rose !
 
Un message s’affiche :
Bonjour de la part de Monsieur Kiroul, souriez, vous êtes filmés, bien sûr, vous vous doutez bien que s’il m’arrive quoi que soit, si par malchance je meurs avant vous, si vous ne mettez pas en pratique les quelques recommandations tendance « vraie gauche sociale » que je vous adresserai… Tous les médias, tous les moteurs de recherche, tous les ordinateurs du monde seront inondés de vos exploits… Bien à vous et bonne bourre…
Mr Pierre Kiroul
 
Évidemment, des tas de gens de « pouvoir » ont reçu le même message accompagnant leurs exploits respectifs…
 
Nadia et Pierre aiment se promener dans les ruelles plus propres, plus fleuries, où plus de gens en terrasse semblent plus sereins…
Pierre :
 - Tu vois, je te l’avais dit, ces flamants étaient des oiseaux de bon augure !


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...