Bloggu litterariu corsu

l'11 d'Aostu 2013 - scrittu dà - lettu 145 volte

Fifrelin…. Voile…. Calanque…..


Fifrelin…. Voile…. Calanque…..
Là-bas sur la côte déchirée, déchiquetée par les vagues qui venaient se casser pour mourir une à une, un vieil homme tout ridé, le dos voûté par les ans, les épaules alourdies par les soucis et les souvenirs de toute une vie, les pieds dans l’eau, les yeux fixés sur cet horizon qui peu à peu se voilait pour laisser la nuit avancer pour couvrir de brume la terre.
Là, il venait tous les jours et à la même heure, il se rappelait les souvenirs sans vie qui défilaient dans sa tête pour revoir certains détails de sa vie, qui n’étaient à peu près rien et qui lui pesait, petits souvenirs fifrelins qui sans valeur le rendait hagard le sentiment d’avoir fait des choses qui n’avaient pas de place dans son existence.
Combien de fois il sentait ses yeux se voiler par les larmes qui coulaient sur ses joues ressentant dans son cœur des déchirures qui le rendait malade et chaque fois qu’il venait, il constatait que le temps qui coulait s’en allait comme les vagues qui venaient mourir à ses pieds, se reformaient sous la poussée de la houle pour revenir à la charge. Il avait l’habitude de venir là passer un moment dans cette calandre pour écouter le vent lui raconter à l’oreille les histoires des marins qui étaient partis un jour pour ne plus revenir leurs bateaux échoués sur quelques récifs, partis comme des souffles pour faire l’histoire des hommes qui ont vécus les joies et les peines. A mesure que la calanque se voilait et que la brume du soir jetait son dévolu sur ses fifrelins il sentait un vent froid souffler sur ses épaules, il se levait et s’en retournait titubant dans le noir, s’aidant de sa canne, une vielle canne de bambou qu’il avait rapportée un jour de son séjour là-bas de l’autre côté sur l’autre rive d’une île qu’il avait visitée un jour. Là sur cette calanque il venait tous les jours revivre les moments exquis s’oubliant presque et par moment lorsque devenait trop forte pour son pauvre cœur, il sentait une torpeur qui le prenait à la gorge, il éprouvait alors un peu de remord pour ces petits fifrelins, petits souvenirs qui noircissait les pages de son livre de vie.
 
Tous droits réservés 10 Août 2013.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...