Bloggu litterariu corsu

u 13 di Farraghju 2013 - scrittu dà - lettu 198 volte

Éternité


Éternité
Ils marchent vêtus de lambeaux, leur sueur tombe sur la terre craquelée, pour aussitôt s'évaporer. L'horizon, une brume de chaleur salée et amère. Combien de temps encore vont ils se déliter, errer jusqu' à cette flaque d'eau croupie pleine d' insectes et de crapauds morts prisonniers de la boue qui émerge, combien de coups et d'os brisés pendant qu'ils s'abreuveront comme des bêtes désespérées, peu importe, puisqu'ils ne peuvent mourir il faut bien que l'instinct, désespérément, tente d'attenuer les affres et les souffrances. Arrivés sur place tout est accompli, ils s'abreuvent d'eau boueuse et les coups pleuvent leur brisant les cotes et le reste, leurs assaillants ricanent et frappent comme si tous les démons guidaient leurs bras. Rampant et déglutissant l'eau croupie, ils repartent, misérables êtres de douleur, leurs pas les guident vers un morbide festin, dans une forêt grise où chaque pas les engluent dans la vase. Le froid humide les pénètre en profondeur accentuant l'horrible douleur de leurs os brisés déchirant leurs chairs. Ayant vécu mille morts ils arrivent en ce lieu plus sec qu'un tombeau oublié, un chien famélique vomit devant leur repas, secoue et chasse la poussière macabre, et quitte ce désastre, ils se repaissent d' une viande brunâtre,  morte à plusieurs reprises et truffée de vers glauques, impossible de les extraire, une fois extirpés,  ils les retrouvent dans leurs bouchées de carne décomposée, ils les sentent descendre au ralentit, raclant leurs gosiers, investissant les intestins rajoutant de l'ampleur à leur souffrance. Les plus grands tourments viennent de leur esprit, torturé, humilié, inextricable malédiction. 
La confrérie des pires ordures de l'humanité, le produit de milliers d'années d'absurdité et de gâchis.
Mais sont-ils seuls coupables? Cette extravagance n'était-elle pas perdue d'avance? Dans tous les cas ils ne l'ont pas volé. Moi qui ne suis là qu'en "visiteur", j'assiste à un viol insolite, Hitler, Goebbels, et quelques autres sont reliés par les  membres à des chevaux aveugles.
Pendant que leurs muscles et tendons se distendent dans des craquements  horribles, ils sont sodomisés par des démons incandescents, ayant des sexes démesurés, couverts de pointes acérées et vénéneuses, les hurlements dépassent l'état d'humain.
Un humain serait mort depuis longtemps, les pointes ressortent par le ventre et le dos, les saillies démoniaques continuent alors que les bras et les jambes sont arrachés, traînés par les chevaux sur des cailloux tranchants, où les lambeaux de chair sont lechés par des gens, d'ailleurs ils ressentent aussi la douleur dans leurs membres s'éloignant. Des juifs,  rabbins, anciens prisonniers des camps de la mort en tenue rayée, boivent un thé en souriant, en les regardant droit dans les yeux.
Plus loin des tueurs, des pervers, des salauds ont droit à leurs éternelles réjouissances. 
Diable, je me réjouis de n'être pas des leurs.
 
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