Bloggu litterariu corsu

l'11 di Farraghju 2015 - scrittu dà - lettu 398 volte

Démission


"- et c'est pour cela que je tiens à la plus grande rigueur dans nos services, je sais que vous ne ménagerez pas vos efforts pour le bien de notre entreprise. Je vous engage donc à... Mlle Castelli ? Vous vouliez ajouter quelque-chose ?

- Oui monsieur le président, je voulais vous dire que je n'allais pas pouvoir continuer à écouter vos inepties.
-Je vous demande pardon ??
- Je vais y aller quoi. J'ai assez entendu de conneries pour ce soir.
- Qu'est-ce-qui se passe Amélie ? Vous vous sentez mal ?
- Absolument pas. Je vous présente ma démission. 
- Voyons Amélie, vous n'y songez pas ! Vous travaillez à la Cogitox depuis quoi... 20 ans ? Et vous y faites un excellent travail ! Allons, vous semblez avoir des soucis, nous en parlerons en privé, si vous voulez bien. Je mets vos paroles sur le compte de la fatigue. Allez donc respirer un peu dehors, vous reviendrez quand vous vous sentirez mieux. 
- Vous ne m'avez pas comprise monsieur le président. Je vous quitte. Je quitte la Cogitox. J'en ai assez vu, entendu, supporté. Supporter la médiocrité ambiante, la vôtre, monsieur le président. Les conversations stériles devant la machine à café: la constipation du petit dernier, les commentaires sur les matchs de foot, les barbecues du dimanche dans votre somptueuse villa. La vanité de ce que j'accomplis ici tous les jours depuis 20 ans. Vos réunions interminables, vos exigences insensées pour le bien de la Cogitox, marre de la Cogitox. Rien à foutre de la Cogitox. Je ne sacrifierai pas une minute de plus de mon existence dans cette maison de fous. Je pars, je démissionne. On m'a proposé un poste aux éditions du Soleil Levant. Du Soleil levant, parfaitement. Je vous quitte donc, bon vent et MERDE A TOUS."

Sur ces mots, Amélie Castelli, surnommée parfois "la discrète", une femme unanimement appréciée, se leva et quitta la pièce, sans rassembler ses affaires et sans prendre la peine de se retourner sur les visages effarés de ses camarades de labeur.
Une bouffée de soulagement la submergea. Libre, elle était libre. Elle l'avait fait. Elle traversa les longs couloirs blafards de l'entreprise d'un pas léger, sans se presser. Elle avait cru qu'elle se précipiterait au dehors, qu'elle serait impatiente de quitter cet endroit, mais non, elle marchait d'un pas calme, savourant le plaisir de se dire que c'était la dernière fois.


Une sonnerie stridente la tira de son sommeil. Il était 6h30. Elle avait encore rêvé.

Amélie se rendit dans sa salle de bain et se contempla longuement dans le miroir. Qui était-elle au final ? Une chatte ? Une fée verte ? Une enfant assoupie sur un livre de Bidouille et Violette dans un grenier obscur ? Elle ne savait plus vraiment.
Mais c’est avec la certitude de n’être plus à sa place, et l'angoisse de ne jamais réussir à s'échapper, qu’elle partit, le cœur serré, pour les longs couloirs de la Cogitox.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...