Bloggu litterariu corsu

u 20 di Farraghju 2014 - scrittu dà - lettu 444 volte

D’amour et d’illusion


Aimer à perdre la raison, aimer à ne savoir que dire, certes, aimer provoque bien des choses en soi.
Tant d’émotions controversées, variables et diverses qu’il est difficile de savoir et comprendre ce qu’il nous arrive.
J’ai aimé oui, passionnément comme on aime à vingt ans, aimé durablement en devenant une femme, et fondé par cet amour trois merveilleux enfants.
Puis un jour, j’ai été envahie par un amour insensé, un amour que je ne connaissais pas, qui m’a foudroyée un soir d’été, sans crier gare, il s’est glissé dans mon cœur et y a investi chaque artère, chaque centimètre carré de cet organe vital en affluant tout mon sang…
Cet amour insensé se prénommait M, était grand brun à l’allure italienne, au visage renfrogné et enfantin…
Il s’appelait M et c’est par lui que tout allait commencer.

Une aventure estivale, des mots échangés des nuits entières, un premier rendez-vous marqué par la pudeur et la timidité de ces premiers instants qui entament une histoire, une complicité, des échanges, des disputes, des défis, de l’amitié et de l’amour oui beaucoup d’amour… pour ma part du moins.
Un long mois à se parler de tout de rien, à se chercher sans vraiment se trouver, l’heure de la séparation où l’on décide que tout se termine, des larmes, de la fierté, des larmes, puis le manque de fierté, des disputes, encore, de la provocation, des paroles que je ne veux entendre, que je n’écoute pas, puis le silence, ce silence long et pénible pour celui qui aime…
L’été ne semble plus l’été, plus rien ne ressemble à rien en fait, aucun n’est comme lui, aucun ne lui arrive à sa hauteur…
M, c’est un homme comme il est rare d’en rencontrer, mystérieux, au regard qui en dit long mais que sa bouche ne trahit jamais, une beauté imparfaite, mais une beauté mélangée au charme fait que ça en devient irrésistible…
M est le genre d’homme que l’on aime au premier regard et que l’on peut aimer une vie entière juste à le regarder… Mon cœur avait été percé à jour par tout ça et je peux dire que pour la première fois de ma vie, cet homme avait été choisit par mon cœur et non l’inverse…

Mais M ne m’aimait pas, n’avait vu en moi qu’une distraction, une échappatoire à son chagrin, car le cœur de M ne voulait plus aimer, il avait aimé et combattu de toute ses forces la maladie et avait perdu face à elle celle qui avait partagé sa vie pendant 12 longues années…
Non M était en rébellion totale face à l’amour, aux sentiments de tous genres, en rébellion envers la vie, et surtout il avait enfin à contre destin découvert la liberté.
Et moi, j’avais débarqué dans sa vie, dans son chao, avec l’espoir démesuré de tout reconstruire de tout changer, sans soupçonner que la souffrance allait s’en prendre à moi, et me combattre jusqu’au bout, afin de pouvoir garder main prise sur le destin de celui qu’elle avait choisis et m’écarter de son cœur définitivement.
Il ne m’aimait pas, ne pouvait selon lui aller contre sa volonté, et continuer ce simulacre.
Après maintes et maintes tentatives stériles et peu efficaces, durant de longs mois, je me retrouvais bannie définitivement de sa vie, mais mon cœur refusait de l’admettre, cherchait d’autres âmes sœurs potentielles pour battre à l’unisson mais la dualité était de courte durée, car le fantôme laconique de celui qu’il avait choisi continuait de le hanter à mon grand désespoir…
Je ne pouvais plus souffrir, j’en avais marre de souffrir, d’être mélancolique sans savoir pourquoi, d’être lasse et désintéressée de tout.
Non je ne pouvais et voulais plus de tout ça !

Mais comment dire à l’amour de s’en aller ? Comment faire pour ranger quelqu’un dans un coin de son cœur ?
Il n’y a pas de deuil plus difficile que celui d’une personne belle et bien en vie, non il n’y a pas pire je pense, que de devoir croiser celui que l’on aime et pour qui on souffre sans ressentir quoi que ce soit.
Même la colère m’est étrangère, elle refuse de m’aider à le combattre, je n’ai donc aucun recours que celui de prier pour que ça passe, en espérant de tout cœur que Jésus ne me tourne pas lui aussi le dos !
Mon Dieu, je ne soupçonnais pas un tel amour, une telle ampleur, dans une relation qui était loin d’être basée sur le sexe ou la tendresse. Non j’ai été touchée par sa personne, lui, lui seul…
Mes amies parlent de véritable amour lorsque je leur dis qu’il suffirait à mon bonheur de l’avoir juste à côté de moi, rien de plus, juste lui près de moi…

Pour l’instant, c’est de la souffrance beaucoup de souffrance, des hauts et des bas, et une mémoire gravée de quelques instants simples mais inoubliables…
J’aimerai qu’un jour il réalise l’ampleur de mon amour et qu’il puisse en mesurer la détresse face à son silence et son indifférence, oui, j’aimerai, juste ça, sans rien demander de plus.
Qu’il puisse juste réaliser que quelque part pas si loin de lui, une fille, l’aime comme ça, même si je parais folle et insensée, je suis tout simplement à l’image de mon amour pour lui…

FOU ET INSENSÉ !!!!


              



Dà leghje dinù

Quercus ilex - 20/04/2017

Le savoriste - 22/02/2017

La Madonne Sibilla - 29/01/2017

Le Patriote - 21/06/2016

Le reflet - 29/05/2016

La boîte à mutisme - 18/05/2016

La tour - 23/07/2015

Février 1769 - 16/06/2015

Vertige - 27/04/2015

A rivredda di Natale - 07/01/2015

Love kamikaze - 19/11/2014

Pointure 38 - 11/11/2014

Ses yeux noirs - 07/11/2014

L’enlèvement - 17/09/2014

Académique maraude - 12/09/2014

Polpa Vaccina - 08/09/2014

Le secret - 30/08/2014

Lettre de son moulin - 05/08/2014

Prédatrice - 01/08/2014

Bertrand - 17/06/2014

1 2 3

Negru | Rossu | Biancu | Ghjallu | Critica | Feuilleton




Anima Cappiata !

Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...