Bloggu litterariu corsu

u 26 di Nuvembre 2013 - scrittu dà - lettu 179 volte

Conte de Noël à la noix


Madame Brisbarre sort de son lit, enfile son peignoir rose bonbon et ses charentaises à carreaux. Le maire de l’arrondissement frappe à sa porte, un rondouillard avec des lunettes en demi- lune, encore un politique exagérément poli.
Madame Brisbarre :
« Seul Jésus va jusqu’au bout, vous êtes Jésus ? (elle pète) Non ! Allez-vous faire foutre ! »
 
Madame Brisbarre casse des noix, elle est rance madame Brisbarre, sèche comme un coup de trique, son halo est amer ; elle ne dévore pas les espaces mais a des gestes très nets, surtout avec les mains. Pourtant elle s’imagine être une amazone chevauchant dans les plaines fertiles.
Une table en Formica vintage de 50 sur 50, 2 chaises (une voisine vient parfois papoter autour d’un verre d’eau du robinet et de quelques noix), une radio, voilà son univers. Elle aurait tant aimé être bouchère, laminer dans la barbaque rouge ; elle n’a connu le loup qu’une fois à la libération, avec des soldats américains complètements pétés ; elle frémit en y repensant, ce fut tellement bon, elle en perdit si fortement la boule qu’elle chanta en plusieurs langues, elle n’en connaissait pourtant aucunes (bengali, araméen, langages de tribus inconnues), si puissamment que toutes les vitres des environs explosèrent.
« C’est quoi toutes ces femmes refaites ? (pense-t-elle) Moi je n’ai pas un gros fessier mais je casse 20 noix-minute avec mon coccyx et je n’ai pas d’homme ? »
 
Là, tout de suite, elle fait la poussière, surtout autour de la radio ; ce soir il y a son chanteur préféré qui est l’invité du rendez-vous du jeudi soir. Une heure trente de bonheur, une carotte et elle versifiera en bengali, et merde rousse à tous les lapins.
 - Chanteur: Toutes les femmes sont beeeeeeeelles....
 - Brisbarre : আমার গর্ত ধরা! (non traduit car indécent ! Voilà que la carotte est pratiquement cuite) »
Quand le ciel libère ses cristaux elle augmente la température de son vieux chauffage à bain d’huile.
La pellicule glacée enveloppe tout, ces cons qui glissent et s’étalent font son bonheur. Ce qu’elle préfère c’est le reflet de la croix verte de la pharmacie sur le trottoir gelé d’en face.
Parfois, quand elle ne peut éviter le reflet rance du miroir, elle pleure, elle n’a jamais aimé, personne ne l’a jamais aimé…
 
La rencontre.
De pourquoi il n’y en a pas. On va s’évertuer à effleurer le comment.
Tout a commencé par une nuit de pénombre, dehors rien, comme si la nuit avait tout dévoré.
Pourquoi le glauque est venu à la fenêtre de Brisbarre ? Pourquoi pas, peut-être le bruit des noix brisées. Le glauque, globuleux s’il en est, a les couilles à l’air, vraiment semblables à deux véritables noix, même texture et des bruits de grelot.
Elle le voit à sa fenêtre, lui, avec son regard SPA à remplir de compassion les pires vermines du III Reich.
Qui est-il ? D’où vient-il ? Formidable bonobo d’un monde nouveau.
Elle frémit, ouvre la fenêtre, il se glisse à l’intérieur où ses noix seront plus au chaud.
 - Brisbarre : Gouni gouni, frick gouni! (les bras en croix elle réalise qu’elle est ridicule, les mots qu’elle invente sont forcément inutiles).
 - Glauque: Groubilatch mémoiundoigtauculjeterendlapareilleonsecomprendramieux !
 - Brisbarre : Ça me parait clair ! Mon martien coquin ! Prends mon doigt et donne-moi le tien ! »
 
Les doigts sont fichés, puis se mélangent fluides et connaissances, le meilleur n’est jamais décevant.
 - Glauque : On s’est trouvé, on apprécie tous deux ce que l’on a, sans vouloir être adulé et vénéré par les autres, les pixels de la reconnaissance on s’en bat les noix !
 - Brisbarre: Tu m’offres les mots qui me manquaient, que je t’aime !
Glauque a vécu l’enfer dans sa planète lointaine, pourtant il aimait tant ce paysage, berceau de tous ces plus beaux souvenirs, ceux de l’enfance. Il se dit que dans l’univers, peu d’êtres valent ces philippins, ces pauvres gens qui n’ont plus rien mais qui proposent de partager le peu de nourriture avec les étrangers venant les aider ou les filmer; donner alors qu’on ne possède plus rien...
Sur sa planète il avait plusieurs fonctions et était brillant, il était installé sur les cônes translucides sortant de la mer de fumée bleue ; un espace dédié aux créateurs. Il aimait se rendre dans la zone bénie de son enfance, une forêt de cristaux verticaux de toutes les couleurs, avec des centaines de piscines naturelles à l’eau chaude, régénératrice et nourrissante.
Pourquoi ces semblables l’ont frappé d’anathème ? Il avait proposé aux tribus du pouvoir ancestral de laisser accéder les citoyens au conseil décisionnel, véritable bible orientant et guidant le destin de tous. Il a été humilié, sa grosse épouse l’a cocufié sur une place publique, lui a dit qu’elle ne voulait pas d’un traitre et que ses nouveaux partenaires avaient de biens meilleurs dards.
Ses œuvres étaient magnifiques, il avait créé de nouveaux êtres intelligents en 4 dimensions, couvert des ciels abandonnés de matières actives et magiques, elles ont été effacées.
Puis il a été banni dans un flot d’injures. Tous ses compatriotes n’ont pas digéré qu’on éveille en eux la culpabilité.
 
L’échange de fluides est révélateur, désormais Brisbarre sait à quel point Glauque est un être bon et humble, lui a intégré toute son histoire à elle, il est ému et heureux de leurs points communs et de leur complémentarité.
Et il la trouve très belle, pour lui, sa raie au milieu aux racines grises accentuant le noir délavé de ses cheveux filasses est un rail traversant une montagne boisée, un banc de sable allant d’un îlot à un autre.
Elle est plus désirable que Vlimenaltch (la Marilyn Monroe de sa planète), plus entière qu’une comète, plus nuancée qu’un arc-en-ciel…
Pour elle il à plus de charme que Clark Gable, malgré sa gueule aplatie, ses yeux comme des boulards, plus entier qu’un galet, plus généreux que L’abbé Pierre…
Sur Terre, il ne dispose pas des matériaux pour exprimer son art, alors elle lui achète des tubes de peinture à l’huile et des pinceaux. Il peint sur un pan de mur du salon ; d’abord le dessein, puis de grands aplats de couleurs sombres diluées à la térébenthine, suivent les couleurs plus claires, glacis, frottis… C’est magistral, elle en reste bouche bée pendant de longues minutes, il a introduit un autre monde dans le sien.
Quand ses noix sonnent le ralliement son écrin à elle irradie l’absolu désir.
Certes la position n’est pas académique, lui en elle restée debout, tourne tel un soleil, une vitesse de centrifugeuse. Évidement le plaisir est multiplié par 100, la voilà en train de yodler en tyrolienne vrombissante, lui émet des ultra-sons qui mettent en rut tous les animaux dans un rayon de plusieurs kilomètres. Une fois terminé elle a un immense sourire figé, ses yeux ne clignent plus.
Elle l’enlace, le couvre de baisers, veut le présenter à sa voisine et au monde entier, folie...
 
On est dimanche, la voisine, madame Broutmotte, est invitée à dîner, Brisbarre veut lui présenter son amour, elle a confectionné des vêtements adaptés à la morphologie de son "ET" – « Tant pis pour Drucker » se dit Broutmotte.
La pauvre femme a un cancer généralisé, il ne lui reste que peu de temps à vivre.
Quand elle entre elle est stupéfaite, mais ressent la bienveillance de cet être.
Glauque lui prend les mains, entre en transe, elle est guérit.
Son teint grisâtre devient rosé, elle n’a plus mal et ne se sent plus plombée par la fatigue.
Les deux amies ont compris, elles s’enlacent en riant de bonheur, Glauque verse une larme, c’est inédit pour lui...
« Quelle injustice la condition humaine. » Pense-t-il.
 
Brisbarre arrive facilement à convaincre Glauque de l’importance de se mettre en contact avec un grand professeur, ils veulent sans attendre faire profiter le monde de ce miracle.
Rendez-vous est pris, le célèbre professeur veut voir le dossier médical de madame Broutmotte, il leur recommande la discrétion la plus absolue, l’heure du miracle est venue, dit-il.
 
Le jour de Noël, une berline noire vient chercher le couple au petit matin, très enthousiastes ils roulent pendant quelques heures vers une superbe villa retirée, en pleine forêt.
Le professeur, entouré d’hommes et de femmes médusés de voir l’extra terrestre, les accueille très chaleureusement. Après un repas gastronomique, le professeur demande à Glauque de « guérir » 3 personnes devant l’assemblée, un homme souffrant de la maladie de Parkinson, sa femme souffrant d’un cancer des os, et une jeune myopathe. Il prend les mains de l’homme, entre en transe et le guérit. Il procède ainsi avec les deux autres et le miracle opère.
 
En aparté le professeur, entouré des représentants des laboratoires pharmaceutiques français, américains… donne ses instructions à ses hommes de main :
« Brûlez moi les deux miraculés, piquez ma femme pour provoquer un arrêt cardiaque, foutez-moi l’alien et son laideron dans la chambre de plomb, puis remplissez d’acide et bouclez… »
 
Business oblige…


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...