Bloggu litterariu corsu

u 21 di Ghjugnu 2014 - scrittu dà - lettu 403 volte

Commis d'office

"Bien d’autres chemins mènent en enfer"

William Draker


Premier dossier

ma grosse truie @ federi bernardini
ma grosse truie @ federi bernardini
Mon CAP d’avocat en poche, et mon stage terminé, j’avais choisi de débuter ma carrière, que je voulais prometteuse, dans le Haut Pays. Je m’étais inscrit au barreau du tribunal d’instance de Fourcoing pour être précis. Et sur les conseils avisé d’un ami de fac, je décidai d’accepter d’être un “commis d’office”. Une bonne façon de se faire la main m’avait-il dit, avec des personnes qui ne comprenaient pas grand chose à la loi et qui ne seraient pas trop tatillon. Comme en général l’état payait pour elles, je n’avais pas trop de soucis à me faire côté financier.

Le choix du Haut Pays n’était pas dû au hasard non plus. En effet on y traitait beaucoup d’affaires de mœurs. Tout le monde connaissait l’atavisme pour l'inceste, le viol ou la violence conjugale de ces gens là, dont le niveau social et intellectuel ne pouvait que me convenir pour m'aguerrir et me faire un peu d’argent sans trop de problème. Mon ami m’avait dit de faire mon travail proprement c’est tout, et quant aux résultats personne ne viendrait me faire de reproche, surtout lorsque le client était un immonde salopard violeur de gosses, ou un alcoolique qui avait battu femme et enfants.
 

Il y avait aussi une autre raison, plus sombre, moins professionnelle et plus intime, qui m’avait poussé à débuter par cette voie. Ma fascination certaine pour ces criminels qui ne payaient pas de mine dans leur vie quotidienne. Qui de simples ouvriers, vendeurs, livreurs, où le plus souvent chômeurs et qui n’avaient pas ou peu de finesse d’esprit, souvent très “brut de décoffrage”, devenaient un quelques minutes des génies de l’horreur à l’imagination hors norme dès qu’il s’agissait de faire le mal. Un don inné, un gène particulier, comme certaines ethnies ou tribus en possèdent, les prédisposant à la violence.
 

Telle était ma volonté professionnelle, quand je fus “commis d’office” pour ma première affaire. Les greffes du TGI me firent parvenir le dossier d’instruction n° 345677-PF, le vendredi soir. Des dizaines de pages à étudier en un weekend, et “mon” client que je devais rencontrer à la maison de détention de Fortville. J’étais excité et anxieux comme une pucelle qui allait se faire déflorer. Le samedi soir je débutais ma lecture.
 

Mon client était en fait une cliente, une certaine Candida Albicans, 45 ans, vendeuse en boucherie, accusée d’avoir tué et découpé son mari, Massimo Albicans, 57 ans, boucher charcutier dans la banlieue de Fourcoing, et de l’avoir en partie cuisiner et donner à manger à la maîtresse de celui-ci, selon les dire de l'accusée, puisque la police scienyifique n'avait pu retrouver tous les morceaux de feu le mari. Madame Albicans se trouvait être en plus sous le coup des chefs d’accusation d’enlèvement, de séquestration, de torture, acte de barbarie et de tentative de meurtre avec préméditation sur la personne de Chlamydia Trakomatis, la maîtresse, une jeune fille de 16 ans, qui avait effectué un stage B.E.P. vente et commerce à la boucherie. Celle-ci avait été sauvée de justesse par l’intervention de la police et se trouvait actuellement dans un service psychiatrique pour enfant. La femme avait reconnu les faits et semblait vouloir plaider coupable, elle avait récusé ses deux précédents conseils, d’où ma présence souhaitée et imposée par le juge pour assurer sa défense.
 

Pour une première affaire j’étais gâté, une histoire bien macabre, glauque, du sang, du sexe, et le personnage de madame Albicans qui m’interpelait. Je décongelais des pizzas, ouvrait une bouteille de coca, quelques paquets de cigarettes à portée de main et je coupai le téléphone, pour me plonger dans les centaines de pages de cette histoire fascinante. Je voulais tout savoir sur ce trio infernal avant de rencontrer ma cliente. Rien ne pouvait plus me détourner de la lecture qui m’attendait, plus rien. Si j’avais su seulement.


Scène de crime

Pour me plonger directement au cœur du drame et d’en ressentir toute l’horreur, tant espérée, j’attaquai la lecture du procès verbal de la scène du crime. Je le parcourrai assez rapidement, sautant les passages fastidieux et trop administratifs, préférant de loin m’attarder sur les aspects les plus sordides du rapport. Le croquis, très précis et fort bien dessiné, de la scène du crime montrait que le corps de Massimo, où ce qu’il en restait avait été découvert dans une grande salle, attenante à la chambre froide, située dans l’arrière boutique de la boucherie. Cette pièce servait de salle de découpage des quartiers de viande et de conditionnement des morceaux mis en vente. Au centre on trouvait une longue table en bois avec à un bout une scie circulaire actionnée par une pédale. Trois rigoles d’un centimètre de profondeur parcouraient la table et débouchaient dans les angles pour permettre l’évacuation rapide du sang. Sur le coté, un panneau vertical en bois, présentait une panoplie de couteaux aimantés de toutes tailles et formes. Désosseurs, trancheurs et autres dénerveurs, ainsi qu’une scie et des couperets. Plus loin, sur un meuble bas, le hachoir électrique, pour préparer la charcuterie. Au plafond des rails permettaient de faire venir les quartiers de viandes directement de la chambre froide.

Après avoir fait connaissance des lieux et avalé au passage deux belles parts de pizza poivrons chorizo, je passai à la partie la plus excitante, l’étude des clichés pris par la police d’investigation. De grandes photos au format A4, en couleur, et d’un réalisme saisissant. En les regardant il me semblait déjà sentir l’odeur du sang, des os sciés et des viscères répandues au sol. La scie électrique maculée de matières organiques. Les deux couteaux qui avaient servi à désosser et découper les morceaux de viande. Le hachoir électrique et le long serpent de boyau rempli de chair humaine. La cuvette en métal contenant les viscères et quelques organes pêle-mêle de la victime. Un sac poubelle où elle avait jeté les os. La plus impressionnante des photos, et j’y percevais alors tout le génie de Candida, était sans aucun doute celle de la tête fendue, par un couperet, coincé entre les yeux. Le regard mort du mari se reflétait dans la lame en acier. Dans sa bouche, elle avait enfourné la petite culotte de la jeune Chlamydia. Puis il y avait la série fabuleuse des photos des plats cuisinés par Candida et servis à son otage durant la semaine. Un restant de rôti avec quelques pommes de terre. Des côtelettes et des haricots verts. Ce qui ressemblait fort à des brochettes d’abats coupés en petits morceaux et revenus à l’ail et persil. Et quelques autres indéterminés. Ma cliente avait sans doute appris le métier auprès de son défunt mari et s’était visiblement surpassée. Pour finir je jetais un œil aux autres photos, sans saveurs, qui montraient les membres restant de Massimo suspendus dans la chambre froide. Néanmoins je m’attardais sur le corps nu et sanguinolent de la jeune fille.

 

Je me versais un coca que j’avalais d’un coup. Tous ces clichés qui témoignaient du travail méticuleux de la présumée meurtrière et sans doute le chorizo m’avaient assoiffé. Il fallait me mettre au travail aussi j’abordais le compte rendu de l’officier de police. Fort bien détaillé, sa lecture était presque aussi délicieuse que la vue des photos.
 

En guise de préambule, l’officier donnait le ton, il précisait que l’odeur des restes en putréfaction et des excréments de la jeune fille avait saisi les policiers entrés dans la pièce et que certains avaient été obligés de ressortir.
 

Selon les premières constatations et éléments recueillis sur place, Candida a suspendu à un des rails son mari par les pieds. Et tout comme elle aurait fait avec un porc, elle lui a tranché la jugulaire et recueilli le sang dans un seau. Puis elle lui a ouvert le ventre à l’aide d’un couteau, vidé de ses entrailles et enlevé le cœur, coupé les testicules. Une fois entièrement vidé, elle l’a installé sur la table et l’a découpé en six morceaux avec la scie circulaire. La tête, le tronc, les bras et les jambes. Une partie avait été stockée dans la chambre froide. Elle s’est ensuite attelé à retirer les muscles des os pour préparer des rôtis, des bifteck et autres pièces de viande. Elle avait aussi découpé la cage thoracique et retirés les côtes. Elle avait même haché une partie de la chair, l’avait mélangée avec des épices puis avait rempli des boyaux de porc et fait une bonne vingtaine de saucissettes. Une question me taraudait l’esprit depuis le début de la lecture du dossier, un détail qui allait faire la différence entre le crime passionnel tel qu’on pouvait y penser et l’acte d’un esprit dérangé et génial. Ce détail, j’allai le chercher dans le rapport d’autopsie. Et comme je l’espérais, Candida avait vidé Massimo de son sang alors qu’il était vivant. Cet homme a du voir sa vie s’écouler dans ce seau, a du crier, mais la salle était assez bien insonorisée si bien personne n’a pu l’entendre.
 

Quant à la jeune femme, elle avait été menottée, nue, à une chaise médicale percée. Les grandes lèvres de son sexe, ses tétons ainsi que sa bouche avait été tailladés à l’aide d’un couteau. Ses ongles retournés et ses cheveux arrachés. Elle était restée ainsi, sept jours, contrainte à se nourrir de son amant, ses deux pieds dans le seau rempli du sang de l’homme.
 

Décidément cette femme me plaisait de plus en plus, il y avait du divin dans son acte, une sorte de sacrifice christique pour toutes les femmes trompées, bafouées, humiliées par des maris stupides. Il était 2 heures du matin et je décidais de dormir.


Garde à vue

Le dimanche, vers midi, après avoir mangé un plat surgelé, je commençais à étudier le P.V. d’audition de garde à vue. Candida n’avait rien caché et avait tout expliqué, le meurtre, la séquestration de la jeune fille et tout ce qu’elle lui avait fait subir et pourquoi elle avait fait. Le P.V., assez court, était digne d’une nouvelle de Karlheinz L.K. Je vous le livre tel quel.
 

J’avais découvert 15 jours auparavant que mon mari avait une liaison avec Chlamydia Trakomatis, la jeune stagiaire en vente. J’étais tombée sur des photos pornographiques de la gamine, sur l’ordinateur de mon mari. Alors j’ai tout de suite pensé à les éliminer et j’ai imaginé ce scénario pour leur faire payer cette innommable humiliation. Mon mari était un démon et pour moi les démons et leurs sbires devaient finir en enfer. J’allais leur faire connaître l’enfer.
 

Le vendredi 23 octobre 2012, vers 8h00, j’ai donné un léger somnifère à mon mari, afin de l’amener dans la salle de découpage. Là je l’ai ligoté, bâillonné et suspendu par les pieds au crochet. Je n’ai pas ouvert la boutique, j’ai posé une affichette pour informer la clientèle que le “patron était parti à la chasse pour la semaine” comme il avait l’habitude le faire chaque année. Ensuite j’ai acheté deux billets de train pour la Sologne, par Internet, au nom de mon mari et de Chlamydia. Puis, vers 10h30, j’ai envoyé un texto à la jeune fille depuis le portable de Massimo, l’invitant à le rejoindre à la gare pour une escapade amoureuse de quelques jours et surtout de trouver un bon alibi pour ses parents. Elle a répondu que c’était OK, 15 minutes plus tard. Vers 12h00 j’ai renvoyé un second texto lui demandant de passer par la boutique auparavant, mais d’être très discrète, et j’ai mentionné que le départ était prévu à 16h00. Chlamydiae a accepté, sans poser de questions.
 

Quand elle s’est présentée à la boutique, à 13h00 je l’ai menacée avec un couteau et contrainte de se déshabiller et de s’asseoir sur la chaise médicale sur laquelle je l’ai entravée avec des menottes aux poignets et aux chevilles. Je l’ai conduite dans la salle découpage où mon mari s’était réveillé. Je les ai alors laissés seuls dans la pièce et suis revenue vers 15h00.
 

Ils m’ont alors suppliée de les relâcher, ont exprimé des regrets, ont imploré mon pardon. Je leur ai répondu que je n’étais pas sensible à la parole du démon même si celui-ci, sentant la fin proche, tenterait de me séduire, car Dieu veillait sur moi. De toute façon la suite avait été rapide.
 

J’ai ensuite enfoncé la culotte dans la bouche de Massimo et pendant qu’il se débattait pour tenter de la recracher, j’ai placé un seau sous sa tête et l’ai égorgé. Je l’ai regardé se vider comme un goret, ses cris étouffés par le bâillon.
 

La jeune fille hurlait et se débattait. Elle s’est même évanouie et j’ai attendu qu’elle revienne à elle pour continuer. Une fois Massimo mort, je lui ai ouvert le ventre et sorti les entrailles et les ai posées dans la bassine. Puis j’ai arraché son cœur et je suis venu le montrer à sa maîtresse en lui disant qu’il allait lui appartenir vraiment maintenant.
 

J’ai fait descendre le corps sur la table et j’ai commencé à le découper. D’abord la tête, puis les membres que je suspendais au fur et à mesure. Je ne disais rien, seule la fille pleurait et gémissait m’implorant de la laisser partir, qu’elle n’avait pas voulu cette relation, mais que l’homme l’avait forcée et même payée. Qu’elle n’avait pas voulu me faire de mal. Pour toute réponse je lui ai posé sa tête sur les genoux, le temps de finir mes découpes. Je suis passée ensuite aux côtes, puis j’ai attaqué la jambe et un bars pour faire les biftecks. Ensuite j’ai emballé les morceaux de viande et je suis allée cuisiner le rôti. Il devait être 18h00. Je suis revenue vers 19h30 avec un plat contenant le rôti. Chlamydia s’était endormie, je l’ai réveillée et lui ai dit que j’avais réfléchi et que peut être elle n’était pas responsable. Je lui ai proposé alors de manger, elle a accepté, elle ne se doutait pas d’où provenait la viande. Quand elle a fini son plat, je l’ai laissée seule dans le noir.
 

Je suis revenue le lendemain matin, puis à midi et le soir. Pendant sept jours. A chaque fois elle m’a priée de la libérer, à chaque fois j’ai répondu que j’y réfléchissais, mais que je devais trouver la meilleure solution. A chaque fois je lui ai apporté un nouveau plat de chair humaine et à chaque fois elle en a mangé sans se douter de rien. Le jeudi vers 19h30 environ, après avoir avalé les saucissettes, je lui ai dit d’où provenait la viande. Elle ne m’a pas cru, me traitant de folle. Je lui ai montré alors les membres restant où j’avais prélevé des morceaux de chair, ainsi que quelques côtes, des brochettes d’abats et un fond de daube. Elle a alors vomi sur elle. Ce qui m’a agacé pour la suite que je lui avais réservé.
 

Je l’ai nettoyée avec le jet d’eau qui sert à laver la salle. Elle était à demie inconsciente et j’en ai profité pour terminer mon travail. Je lui ai écarté les cuisses et j’ai tailladé son sexe. La douleur l’a brusquement réveillée, elle a hurlé, gesticulé, puis s’est à nouveau évanouie. Je lui ai tailladé les seins, la bouche et lacéré son corps. J’ai détaché ses jambes et je les ai mises dans le seau rempli du sang de son amant. J'ai aussi arraché ses ongles et quelques mèches de sa chevelure. Je l’ai laissée. Je comptais la tuer le lendemain mais la police est arrivée trop tôt. Ce n’est pas grave, il y a bien d’autres chemins qui mènent en enfer.
 

Le P.V. se terminait par cette phrase un peu étrange par rapport à la froideur rationnelle de ses actes, comme si Candida s’en remettait à une force supérieure pour terminer sa tâche. Ses déclarations devant le juge d'instruction n’avaient pas varié, elle n’avait rien ajouté ni retranché. Il avait demandé une expertise psychiatrique et l’avait mise en examen. Elle avait récusé son premier avocat. Il l’a revue après l’expertise, en présence d’un autre avocat, qui fut aussitôt récusé. Mais comme elle avouait toujours le crime et reconnaissait tous les autres faits, le juge l’a renvoyée devant le TGI pour y être jugée.
 

Pour ma part son personnage provoquait une véritable fascination. J’avais hâte de la rencontrer le lendemain.


La rencontre

Deux experts psychiatriques avaient procédé à une évaluation rapide du profil psychologique et psychiatrique de Candida afin de déterminer si elle avait commis ce crime dans un état démentiel et si éventuellement elle pouvait être déclarée responsable ou pas des faits qui lui étaient reprochés. Je parcourus rapidement les deux rapports, cherchant plutôt des réponses à ma curiosité morbide. Je me moquais bien de savoir si elle pouvait être jugée, ce que je voulais c’est savoir comment une femme, de condition modeste au départ, pouvait élaborer un scénario aussi précis et horrible, sans flancher, sans remord, et continuer jusqu’au bout.
 

L’évaluation indiquait une intelligence normale, pas de tendance paranoïaque forte, ni sujette à la colère ou à la jalousie excessive. Pas de traumatismes dans l’enfance, ni dans sa vie d’adulte, rien qui pouvait la disposer à commettre ces actes. Sa vie n’était pas très épanouissante, parfois ennuyeuse, le couple n’avait pas d’enfant, le mari n’en avait jamais vraiment désiré, mais elle avait souffert de ce manque, en secret, et n’avait jamais rien dit ou demandé. Les deux médecins ne liaient pas ce désir non satisfait d’un enfant, au passage à l’acte que Candida avait eu. Certes elle n’éprouvait pas de remord, mais rien n’indiquait une psychose quelconque. Elle savait que ce qu’elle avait fait était mal, mais elle devait le faire, invoquant quelques référence à la religion, mais aucun signe de possession auto suggérée. Tout juste un état second, comme hypnotisée par son propre comportement, comme on peut l’être quand on fait face à une situation où notre vie est en jeu et que l’instinct prend les commandes.
 

Non, rien dans ce rapport ne pouvait vraiment m’aider et allait même contre l’idée que je me faisais du personnage. Elle était bien responsable et pouvait donc être jugée par un tribunal et de ce fait elle avait besoin de moi. J’espérais juste qu’elle ne me renvoie pas moi aussi, cette histoire commençait à entrer en moi, trouvait un écho dans mes fantasmes.
 

Le lendemain, je me présentai à la maison d’arrêt de Fortville, quartier des femmes. J’attendis dans la salle où un gardien amena Candida. Enfin. Je me levai pour me présenter, elle s’assit sans rien dire. Je m’assis à mon tour de l’autre côté de la table. Elle me fixait. Je souris, elle n’était pas très belle, assez boulotte, pas très grande. Rien de la beauté fatale ou de la mante religieuse que l’on pouvait s’imaginer. Non rien qu’une très banale bonne femme. J’avoue que j’étais un peu déçu, mais très vite je repensais à tout ce qu’elle avait fait et de quelle façon et ma fascination revint encore plus fort en la voyant dans sa tenue de détenue.
 

Elle prit la parole et me demanda mon âge, puis si je croyais à Dieu, aux démons, à l’enfer. Je répondis en bredouillant et ma réponse dû lui convenir car elle esquissa un sourire. Je lui posais alors la question de savoir pourquoi elle avait récusé les deux autres avocats. Sa réponse m’étonna, j’avais donné la bonne réponse et j’étais prêt à l’aider. Son choix était d’ordre religieux. Sans doute préférait-elle se confier à quelqu’un de la même confession.
 

Je me demandais comment aborder la question de sa défense quand tout bascula.
 

Elle me demanda ce que je pensais de ce qu’elle avait fait. Elle me regarda fixement, les yeux immobiles. Je ne pus que bafouiller que je pouvais comprendre sa colère, sa rancœur.
 

Elle m’interrompit me demandant comment allait la jeune fille. Je répondis qu’elle étais actuellement dans un service psychiatrique, au repos, pour évacuer tout ce qu’il lui était arrivé. Elle voulut savoir si j’allais la rencontrer avant d’élaborer notre ligne de défense. Je pouvais en effet faire une demande au juge et la rencontrer en présence de son conseil. Elle me demanda alors de le faire et de l’écouter, cette fille avait la clé de toute cette histoire. Je voulus savoir comment Chlamidia Trakomatis pouvait détenir la vérité sur l’affaire et pas elle. Son regard s’embrasa et elle m’implora de lui faire confiance, me pria et m'invoqua même. Elle prit alors mes deux mains dans les siennes. Elles étaient froides et moites. A mesure qu’elle parlait, elle me serrait, bientôt ses ongles entrèrent dans ma peau. La douleur se diffusa jusqu’à mon cerveau. Je vis le visage de la jeune femme, son corps, ses plaies, la salle, les restes du corps de Massimo. Il y avait une autre personne. Sa pression sur mes mains étaient insupportable mais je n’osais l’y soustraire, en fait je voulais savoir. Et je compris, la jeune fille était enceinte. Candida reprit la parole demandant si je savais maintenant pourquoi je devais aller la voir. Je confirmai en opinant de la tête, elle relâcha mes mains. Je me levai en chancelant et repartis.
 

Le soir même j’envoyai une demande au juge pour rencontrer la jeune fille. J’obtins l’autorisation de son conseil et du juge trois jours plus tard et je me rendis à la clinique. Je rentrais dans sa chambre, son avocate était à ses côtés et me dit de suite que je n’avais que quelques minutes, car ses cicatrices à la bouche la faisaient vraiment souffrir quand elle parlait. J'acquiesçai et m’approchai donc du lit, je posai mon attaché case et je l’ouvris. Mademoiselle Trakomatis, tenta de me sourire timidement, des larmes de douleur roulèrent sur ses joues. Je souris aussi pris le couteau à trancher que j’avais acheter la veille et lui assénais quatre ou cinq coups fatals dans son ventre.



              



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