Bloggu litterariu corsu

u 19 di Ghjugnu 2014 - scrittu dà - lettu 477 volte

Chant d'étoiles

Le rêve conduit parfois dans bien d'étranges royaumes !


Chant d'étoiles
Mariza poussait le petit Stephen sur le sentier de terre. Le sol caillouteux et les dernières pluies d’août, qui avaient creusé des ornières dans lesquelles les roues du fauteuil se coinçaient, quand elles ne butaient pas sur des pierres, rendaient leur progression difficile. Dans la nuit noire sans lune, avec seulement le mince faisceau de la lampe torche de l’enfant comme phare, Mariza n’y voyait pas grand chose. La pente était assez rude et le sommet de la colline encore loin. Le petit corps de Stephen cahotait dans tous les sens malgré la sangle avec laquelle il était maintenu. 
L’infirmière se demandait encore pourquoi elle avait accepté de se laisser entraîner dans cette balade. Mais Stephen avait su trouver les mots, il était très intelligent et très mûr pour un garçon de neuf ans, sans doute à cause de sa maladie. Mariza, était à ses côtés depuis qu’il avait trois ans. Depuis que sa dystrophie neuromusculaire s’était déclarée. Il était devenu en secret, pour elle, le fils que Dieu ne lui avait jamais permis d’avoir et dont elle avait toujours rêvé. 
Ils atteignirent enfin le sommet. Au loin on voyait les lumières de la petite ville de St Albans, et au-dessus d’eux la voûte étoilée, immense, sans fin, écrasante.
- Mariza, installe-moi maintenant, s’il te plaît.
L’infirmière sortit une couverture du sac que tenait Stephen et la déplia au sol, elle installa aussi les coussins. Puis elle détacha le garçon et l’allongea sur la couverture. 
- Merci Mariza, tu peux venir à côté de moi.
- D’accord, mais explique moi pourquoi nous sommes là.
Stephen sourit, il avait les yeux dans les étoiles.
- Regarde là-haut c’est tout.
Mariza, s’allongea aussi et regarda
- Il y a des étoiles.
- Oui et on en voit plein car la lune n’est pas là ce soir. Mais fixes en une, un moment, et si tu prends le temps tu verras alors la beauté de ce ciel.
Elles se focalisa de longues minutes, sans plus rien dire. Et puis...
- Il y a d’autres étoiles qui apparaissent, s’exclama subitement Mariza
- Oui, il y a d’autres étoiles après les étoiles, murmura l’enfant.
- C’est magnifique !
- Et derrière celles-ci je pense qu’il y en a encore et encore.
- Ha bon ? S’étonna-t-elle.
- L’univers c’est comme un immense champ d’étoiles, sans fin.
- Un immense champ d’étoiles, répéta lentement Mariza.
- Et nous sommes comme deux petites coccinelles perdues dans ce champ d’étoiles.
- Deux petites coccinelles, et tu as peur ?
- Oh non ! Parce que je crois qu’il y a d’autres coccinelles, ailleurs, quelques part perdues elles aussi dans ce champ. Mais moi je suis une coccinelles aux ailes fripées, je ne peux voler parmi les étoiles.
- Je ne saurais le dire, Stephen, peut être après tout. Dieu est si grand. S’il a semé toutes ses étoiles dans un univers si immense, il a pu aussi y déposer des coccinelles pour les admirer. Et toi tu voles si bien avec ton imagination et ton intelligence Stephen. Notre Seigneur t’a donné ce don.
- Tu sais parfois je rêve que je voyage parmi toutes ces étoiles, et qu’elles me parlent et me chantent leur histoire. Elles me livrent tous les secrets de l’univers et du temps.
- Voyager dans les étoiles, en voilà déjà une drôle d’idée petit bonhomme mais qu’elles te parlent, je crois que tu lis trop ces revues aux histoires farfelues de planètes et d’espace.
- Elles ont de si belles choses à nous apprendre. Un jour je saurai les écouter et j’apprendrai leur chant.
 
Mariza regarda Stephen qui admirait les étoiles. Elle sourit, se pencha vers lui et l’embrassa. Il savait rendre tout merveilleux. Cette idée d’un champ infini semé d’étoiles et peuplé de coccinelles lui fit du bien. Elle pria, pour qu’un jour, le petit Hawking, malgré sa maladie, puisse tutoyer les étoiles.


              



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