Bloggu litterariu corsu

u 29 di Marzu 2014 - scrittu dà - lettu 311 volte

Cavernes


Caverne

Cavernes
Le cœur un peu gros, il suivit un chemin en pente pour déboucher sur une grotte, large, froide humide et dans son émerveillement il vit les stalactites qui descendaient vertigineusement de la voûte rejoignant les stalagmites qui sortaient de terre, spectacle étonnant, unique que seule la nature pouvait modeler pour donner aux yeux le bonheur de contempler la création.
La nature dans ses tourments avait façonné là la méditation sur le temps qui soupire et qui passe pour laisser sur le sol les traces de son histoire.
Les rêves de tous ces instants âpres qui passent laissent là les contusions des blessures qui progressivement se ferment laissant la désillusion qui fait du regret le moment tant redouté.
Là, dans la pénombre il s’assit et, seul il laissa son esprit vadrouiller bercé par les gouttes d’eau qui suintaient sur les parois, chevauchant la vie et les sentiments qui l’animaient.
Il resta là longtemps silencieux le souffle coupé écoutant le silence qui coule doucement comme pour alimenter les moments qu’il goûtait avec délice. Là, dans ce silence il se délectait.
L’illusion d’optique aidant, il apercevait de temps en temps des formes qui semblaient vivre et se mouvoir dans cette fournaise unissant le présent et le passé pour donner naissance au futur.
Son bonheur était à son paroxysme, il sentit naître en lui la passion d’aimer ce monde solitaire. Il resta là, écoutant sa respiration et son cœur, contemplant cette mystérieuse vie pleine de magie qui méritait d’être chantée.
Il avait pour la première fois découvert le bonheur, la joie, la plénitude jetant dans la contemplation le cœur épris d’amour.
 
Tous droits réservés 24 Mars 2014

Concierge

Il avait échoué là, concierge d’un immeuble. Chaque matin, il se levait, ouvrait toute grande la porte d’entrée, balayait le perron, arrosait les fleurs puis s’asseyait sur la chaise dans sa petite loge, où un lit de campagne, attendant les allées et venues des locataires qui s’en allait travailler.
Lui, restait là des journées entières à marmonner, racontant à qui voulait l’entendre son histoire, et lorsque une âme charitable voulait bien l’écouter un moment, il leur disait :
« Moi monsieur j’ai fait les deux guerres et j’ai été décoré. »
Il avait le sentiment d’avoir laissé les plus beaux jours de sa vie, là-bas sur les champs de batailles livrées, où beaucoup de ses camarades d’armes avaient laissé leur vie.
Dans sa droiture, il n’oubliait jamais de conseiller aux autres d’être simples et droits, car disait-il que rien ne remplacerait la droiture.
Ce petit bonhomme aux cheveux blancs, au dos voûté par le poids des ans, n’aimait pas les mondanités, vivant là simplement comme le dernier des reclus, noyant ses souvenirs dans un verre de vin qu’il se versait d’une carafe qui trônait là sur sa table de chevet.
Une fois par semaine il recevait trois de ces amis qui venaient faire d’interminables partie de cartes qui débutait dès le début de l’après midi et qui se terminaient tard dans la soirée, prenant là sa revanche sur l’oisiveté des jours qui passent et qui laissent sur les consciences le regret.
Ces quatre camarades que le destin avait réunis là dans cette petite loge se racontaient les histoires à dormir debout, des histoires de vieux, en riant parfois jusqu’aux larmes.
Et lorsque fatigués, l’esprit chatouillé par cette bonne rigolade, heureux d’avoir revécu les souvenirs de leur vie, ils se levaient se disaient bonsoir en saluant militairement et repartaient chacun de son coté non sans avoir pris rendez-vous pour la prochaine rencontre.
 
Tous droits réservés 29 Mars 2014.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...