Bloggu litterariu corsu

u 1mu di Nuvembre 2013 - scrittu dà - lettu 161 volte

Amour divin


Immensité en mathématiques poétiques, les êtres magnifiques qui vivent là font partie intégrante des éléments…
 
La Galante, déesse des flancs de coteaux miroitants, dispose sur ses espaces des fleurs ciselées comme des diamants. Le vent épicé soulève sa longue chevelure flamboyante.
Elle évolue en renvoyant la réverbération de la planète violette sur la cité de glace, créant la féerie. La symphonie lumineuse irradie en douceur, elle pourra ainsi prétendre à visiter les lacs fantastiques.
 
Psūrl est un demi-dieu, il vit dans la forêt des oiseaux bleus, sa maison en troncs géants de mouktiers (bois vert et doré) est perchée au-dessus de la cascade aux trois eaux tressées.
Les dieux les plus puissants naviguent sur la mer d’argent, seules les vraies découvertes les intéressent, ça se présente environ tous les 1000 ans.
Dieu de boucles blondes :
« Ils sont divertissants les "humains", des pensées et des actes fous ! »
Dieu évanescent :
« Oui et de ces inventions ! Les religions, Ah ! »
Dieu cosmique :
« J’aime bien leur cinéma, et Chuck Norris ! Mais certains sont des fumiers de bourgeois, et d’autres, des salauds de pauvres qui n’aspirent qu’à en être ! »
Dieu de boucles blondes :
« Tu as des goûts extravagants divinité de l’insondable matière ! C’est vrai, ils n’ont jamais compris que leur gestion additionne la misère, leur idée de "peuple" j’en ris encore. Voilà la pluie d’étoiles, la baleine rose arrive, elle est splendide, je vais la cuisiner… »
 
Comme on peut le constater, tous ces dieux ou assimilés ne sont pas cosmopolites, ils puisent des intérêts ailleurs mais restent bien ancrés dans leurs royaumes consubstantiels, aussi étendus soient-ils…
Psūrl va quitter momentanément sa forêt aux oiseaux bleus pour se rendre dans les plaines sensuelles. Un demi-dieu reste assujetti à des pulsions.
Il fait partie de ceux qui voyagent à l’ancienne, pas de téléportation directe ; saveur de la découverte et montée du désir en pâtiraient.
 
Sur son radeau en équilibre sur des nuages, il survole les flancs de coteaux, la Galante est toute émoustillée, lui-même ressent un tambourinement sévère dans sa zone sensorielle…
Il entre dans le lagon aux effluves et aux sons, des arômes délicats de fruits et de fleurs le ravissent, les musiques cristallines ou enveloppantes, en chorégraphies aquatiques et célestes, l’élèvent.
La Galante est en effervescence, elle ne peut oublier Psūrl, son regard profond et son corps taillé d’albâtre. Elle souhaite plus que tout mélanger ses harmonies avec lui, provoquer des aurores luminescentes sur plusieurs cosmos.
Psūrl aussi pense à elle, il aimerait partager ces instants, communier avec elle au milieu des montagnes cotonneuses aux arbres multicolores, boire à deux le nectar bleuté jaillissant des roches brunes.
 
Pourquoi dévie-t-il du chemin ? Il se laisse porter, dans le plus haut des ciels les destins sont imprimés. Le fait est qu’il se rend vers la "mythique" planète bleue…
Prenant la forme d’un vent du sud il découvre les humains et les paysages.
Quel choc, tour à tour il se glace, s’émerveille, s’épouvante, s’étonne, désespère…
Comme ce petit africain la tête appuyée sur une vieille marmite les yeux dans le vide, qui ne mangera jamais plus… Au loin ça s’active autour de puits de pétrole.
Il n’évolue pas dans le présent, il est dans le passé car son monde a un temps d’avance. Il ne peut influer les destins, mais peut s’imprégner à loisir des atmosphères.
Sur une place ensoleillée, il écoute les discussions des personnes attablées.
Il se demande, « Comment peuvent-ils être optimistes ? – ils passent leurs vies à travailler dans une boîte, roulent dans une caisse, se divertissent en boîte, mangent des boitages, et ont intérêt d’avoir économisé pour finir dans une caisse en sapin… »
 
Une déesse sort d’une parfumerie, il la rejoint d’un vol, soulevant sa longue chevelure flamboyante… C’est La Galante…
Son être éprouve un sentiment plus fort que tout, la belle prend un taxi, il est à bord aussi.
Elle habite une belle maison avec un jardin joliment fleuri, elle s’appelle Lèzie… L’homme qui vit avec elle est néfaste, il le sent bien.
Après quelques verres la tension monte, il l’insulte, elle répond. Il ressent sa peur et son désespoir ; au moment où l’homme met les poings sur Lèzie, Psūrl ne peut s’empêcher de déchaîner une énergie qui le dépasse.
L’homme est réduit en bouillie, Lèzie est cristallisée en déesse, changer un destin humain a provoqué un bouleversement heureux.
Psūrl comprend la surprenante croisée des chemins, il s’est penché sur celle qu’il "aime" – mot humain sorti naturellement, il se l’approprie à jamais…
Psūrl se téléporte jusqu’au domaine de La Galante, elle ressent sa présence, ses joues rougissent, ils s’enlacent…
Ils font l’amour, tous les cieux s’embrasent d’un rouge nacré, signe solennel de la future naissance d’un dieu.
 
Le couple choisit de vivre chez Psūrl, ils se douchent dans la cascade aux trois eaux tressées, conscients de leur bonheur.
Puis vint le temps où elle se trouva fécondée. Ils séjournèrent enfin quelques temps sur les lacs fantastiques…
Des myriades d’odyssées à vivre, ils naviguèrent avec les dieux de la découverte, partagèrent les nouveaux voyages d’Ulysse…
Quand ils rentrent chez eux l’enfant naît.
Les royaumes sont dans l’allégresse, des parades étincelantes sont organisées en leur hommage.
Psūrl doit partir sur la mer d’argent, il en reviendra dans la peau d’un dieu.
Ses épreuves sont toutes réussies, ses créations séduisent les dieux puissants. Le voilà reçu…
 
Les temps ont passé, quand il revient chez lui, son domaine est gris, tout comme les oiseaux et les eaux tressées. Sa femme est vieille, ses yeux sont tristes et il ne lui reste qu’un souffle de vie. Les dieux avaient accepté qu’il change un destin du passé humain, ils n’ont pu accepter de voir Psūrl faire destin commun avec la nouvelle déesse.
Leur petit garçon comprend tout, Psūrl prend Lèzie dans ses bras, dans un je t’aime elle meurt…
 
Et pour la première fois l’on entendit pleurer un dieu, les flancs de coteaux ne miroitèrent plus rien, les cris figèrent les eaux tressées à jamais, Psūrl commença à sculpter une statue de La Galante dans une montagne entière, quand il eut terminé, elle versa des larmes de pierre.


              



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Torna altri rumpistacchi chì ci impuzzicanu incù i so testi, vulendu propiu esse letti per sperà ottene una qualunque gloria ch'elli ùn anu micca in a so vita viota è senza intaressu. Bon... forze chì ghje vera. Ma ci n'impippimu. È pò, a mi diciarete, bloghi litterarii, nant'à a tela, è sopra tuttu nant'à a tela corsa, ci n'hè ghjà à buzzeffa ! Tanti scrivanetti pumposi ! È bè tantu peghju ! O tantu megliu ! Hè solu una vitrina di più per fà scopre qualchi testi scritti, senza pritenzione, incù u core, incù e trippe, o incù e viscere chì vi cunveneranu...