Bloggu litterariu corsu

u 12 di Sittembre 2014 - scrittu dà - lettu 269 volte

Académique maraude


Académique maraude
Il s’était retrouvé là un jour, poussé par le besoin d’être seul. Là, comme par hasard, perdu au milieu de nulle part heureux, l’espoir plein le cœur il prit place sur le banc qui faisait face à la mer, observant les vagues qui venaient se bousculer en cascade pour venir mourir une à une à ses pieds.
L’air académique, le regard au loin, il regarda longuement le spectacle qui s’offrait à lui, il s’oubliait, donnant libre cours aux réflexions qui venaient s’échouer au fond de sa tête chenue. Le visage halé, raviné, visité par les marques du temps, lui donnait l’air de quelqu’un qui avait vécu une vie sereine.
Il avait longtemps cherché ce coin qui lui rappelait des souvenirs vécus un jour. Et ni le vent, ni la fraîcheur du matin, ni le clapotis des vagues qui venaient se briser sur la côte échancré ne lui avaient fait rebrousser chemin. Au contraire, il venait là pour donner vie à ce qu’il voyait et il contemplait ce tableau.
Puis comme pour se donner du courage, il sortit son chevalet, le dressa sur le rivage face à l’océan, plaça la toile sur son cadre qu’il fixa à l’aide de punaises, se mit debout, la palette dans la main gauche tandis que la droite tenait fermement le pinceau. Il répandait les couleurs qui, sous les reflets du soleil devenaient des couleurs s’allongeant démesurément pour faire de la toile une scène où la vie devient le rêve, volant à la nature le tableau que parcouraient les couleurs étalées par le pinceau qui allait de ci de là, maraudant à l’espace les parcelles du temps qui s’effritaient sur les émotions qui l’étouffaient.
Le travail avançait les petits coups de pinceaux devenaient hardis si bien que petit à petit, le tableau qui n’était que rêve devenait réalité. Le vieux peintre heureux, l’air académique, vivait ces moments là avec volupté oubliant tout sauf ce que son imagination lui dictait, l’entraînant dans le sillage des eaux qui encore sous les coups redoublées de la houle vacillaient pour aller se fracasser sur les récifs. Lui, le visage labouré par le parfum des vagues, enivré, donnait ses petits coups de pinceaux caressant son rêve de toujours, se laissant bercer par la bise qui soufflait sur son visage.
Dans son bonheur, il devenait, avec son pinceau et sa palette, le maître de ce moment qui faisait de lui un homme plein de joies, embrassant le temps qui s’offrait à lui, humant à plein poumons l’air qui venait chatouiller ses narines.
Là, l’air académique, les yeux fixé sur sa toile, le sourire aux lèvres, le regard étincelant il goûtait aux plaisirs d’être pour devenir plus tard une histoire qui ferait le bonheur des autres.


              



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